Accueil Sens Boissec 1970

Avec des photos de cette époque exceptionnelle pour commencer.

Il faut au moins 30 secondes pour charger tous les articles et photos sur un grand écran sauf si votre connexion internet est très rapide

c'est plus rapide sur un smartphone ( le menu est en haut à gauche )

Actuellement ce site www.boissec.fr est en cours de migation vers la version 2 de google site depuis le 4 septembre 2018. Il n'est pas encore complètement indexé.

1964 On reconnait Serge Guillaume au milieu, il a 18 ans

Michel Soret, le dossard 75 ? Jean-Claude Joubert, Ferrasse

1964 et 1965 Equipe Boissec.

Sur la photo du haut, le troisième en partant de la gauche est Serge Guillaume, le futur professionnel.

1967 Equipe des cadets Boissec à Villeneuve/Yonne (photo José Ribaudeau)

1967 Chabanel (UV Aube) devant Léchenault ( UC Avallon)

1968 Monsieur Soret avec sa casquette SAUVAGE

1968 Jean-Noél Chicouard est très content, c'est sa première victoire.

1968 Le Tour de l'Yonne avec le jeune Claude Loury

1968 Le Stade auxerrois avec Guillaume-Laurent-Mayda est champion de Bourgogne des sociétés

1969 Equipe Boissec à Saint Clément

1969 La journée SAINT- ALARY et ces 120 km pour les juniors et 2-3-4....

1969 Blanches (Melun) devant Gimeno, Quinault et Garrigues ( détail course page Quinault)

1968 Gérard Clouseau impérial sur le tourniquet de 2.6 km devant Claude LOURY

1969 Gilbert Layer à Villeneuve/Yonne ( détail course page layer)

Villeneuve/Yonne : le samedi course des toutes catégories et le dimanche course des 3 et 4

1969 Pont/Yonne Jean-Claude Alary (130 victoires), la veille il courait à Villeneuve/Yonne

l'icaunais et hors catégorie du CSM Puteaux courait souvent en toutes catégories dans l'Yonne.

1969 Rémy Jambou, le junior 1ère année du VCA gagne à Joigny.

C'est déjà sa 16 ième victoire depuis qu'il court.

1969 les très jeunes à Vinneuf avec les organisateurs et madame Guénard au fond à côté de monsieur Chéreau

1969 le VCA fait la loi par équipe et en individuel

avec Clouseau, Hann et Guettard sur le tourniquet très rapide de la ville de Sens

1969 Michel Capelle devant Clouzeau et Cabot à Bussy

1969 Legoix le sprinter aubois devant Quinault à Dixmont

1970 5 avril, Hubert Linard l'aubois icaunais arrive tout seul à Villeneuve/Yonne sur ce tourniquet de 2.6 km à parcourir 35 fois soit 91 km...... avec un tour d'avance!

1970 Denis Cousin commence sa carrière.

Il gagnera 56 courses. Très peu de coureurs du département ont gagné plus de 50 courses FFC

1970 Victoire de la championne du monde 1958 Elsy Jacobs (1933-1998)

15 fois championne du Luxembourg

1970 Alain Michel devant Bourcey et Varenne

1970 Alain Garnieret Lelarge à Courgenay

1970 Le tour de l'Yonne, épreuve amateur internationale

1971 Denis Cousin devant Luc Rat à Villeneuve/Yonne

Ville où les coureurs lèvent facilement les bras.



1970 Paris-Auxerre avec Daniel Labrosse le meilleur icaunais

et Yves Hézard, vainqueur de l'épreuve et meilleur coureur francais 1 ère catégorie de l'année 1970 (classement FFC)






ATTENTION

Actuellement ce site est en cours de migation vers la version 2 de google site (04-09-2018)

Nouvelle adresse du site www.boissec.fr

L'opération ne sera pas terminée avant fin décembre 2018.

L'ingénieur en chef fait un peu de vélo actuellement ....





Ce site est dédié aux coureurs cyclistes FFC de la ville de Sens des années 1967 à 1970 et à tous ces coureurs icaunais de cette époque exceptionnelle. Vous pouvez également consulter la page de Denis Cousin qui prolonge cette période de près de 15 ans.

La liste des coureurs ACS BOISSEC n'est pas exhaustive. Dans les années 1952, le club s'appelait "Stade Sénonais ou Stade Sens". Dans les articles de presse de cette époque, figuraient les noms de Michel David, Julien Lethumier, Cartereau, Sarrazin, Sajot,

Les deux grandes vedettes en 1952 étaient Jean Tissier, qui courait au Stade Sénonais avant la guerre 1939-1945, et Marcel Galois du VCA, vainqueur en 1953 et 1955 de Paris-Auxerre, et de Paris-Migennes en 1955......

En 1970, à Sens, le club s'appelait : A.C.Sens BOISSEC (Association Cycliste Sénonaise BOISSEC). En 1971, le nom commercial se transforma en A.C.S Meubles GUIRAUD, avec une seule publicité sur le maillot. Le nom BOISSEC était le nom commercial du sponsor bien connu, monsieur Guiraud, vendeur de meubles à Sens, puis responsable de l'enseigne CONFORAMA. La publicité BOISSEC n'était pas excellente dans les années 1960. Quand il pleuvait, les supporters sénonais prononçaient "bois mouillé" à la place de boissec....

Mais c'était avant cette exceptionnelle année 1970.

37 victoires en 1970 !

Un cru exceptionnel avec des coureurs exceptionnels .....

Premier club de l'Yonne et de Bourgogne.

dont 11 courses gagnées, soit 30 % du total club, pour le seul cadet COUSIN denis !

Le matériel :

C'était l'époque des vélos en acier de 13 kg, des pieds bien calés avec des sangles en cuir. Nous avions des petites chaussures noires en cuir et des cales fixes. Il ne fallait pas se tromper en les fixant avec les pointes, sinon c'était des problèmes de genou assurés. L'hiver, c'était horrible, on avait les pieds presque gelés. Il fallait être très motivé pour rouler avec 5 degrés ou moins, habillé comme en été ou presque. Pas de chaussures d'hiver, pas de veste thermique, pas de gant d'hiver, pas de pédales automatiques, pas de casque de protection sauf pour les cadets et les minimes.

Les manivelles Stronglight étaient maintenues par des clavettes. L'outillage était simple : une clé et un marteau. On avait souvent un peu de jeu au niveau du pédalier... En 1968, en escaladant une côte à Paron de 10 %, debout sur les pédales, la manivelle gauche s'est cassée en deux, subitement. Vous voyez la suite... c'est assez douloureux.

Le passage des vitesses se trouvait sur le cadre ou sur le guidon, assez pratique pour les sprints, mais l'indexation manuelle ou électrique des vitesses, genre Di2, n'existait pas.

Quand il pleuvait, le cuissard flottait un peu, le cuissard était en laine avec une très fine peau de chamois, ce n'était pas très "sexy demain". Pas de publicité sur le cuissard. Le maillot était en laine également. Un peu chaud l'été. Les manches longues n'existaient pas, même en hiver.

Pas de casque sauf pour les minimes et cadets

Pas de compteur de vitesse

Pas de cardiofréquencemètre

Pas de capteur de puissance

Pas de roues en carbone

Pas de passage de vitesse électrique Shimano Di2

Pas de vélo de contre la montre aéro Cervélo P5

Pas de GPS Garmin

Pas d'application sportive STRAVA sur smartphone ou Garmin connect

Pas de coach sportif ou de médecins du sport

Pas de pneu avec chambre à air mais des boyaux plus confortables sur la route


On pratiquait le vélo avec rien ou presque, comme en 1900, la roue libre en plus et les 10 ou 12 vitesses (52-42 et 13 à 18). Nous étions bien loin des beaux vélos aéro 2016, en carbone de 6 kg et de la préparation très scientifique d'aujourd'hui avec coach sportif en direct ou en ligne.

VO2max et PMA :

Ce terme n'existait pas pour nous à cette époque. On parlait de spirométrie, mais cela n'a rien à voir avec la VO2max.

On mesurait la capacité pulmonaire maximum avec un spiromètre à cloche. Je me souviens d'avoir fait exploser la cloche, histoire d'amuser le médecin militaire...

Je dépassais largement les 8 litres d'air dans les poumons, comme certainement un bon nombre de coureurs cyclistes. Idem pour la PMA

Fréquence cardiaque :

La fréquence cardiaque moyenne, maxi, ou au repos étaient des notions inconnues pour les coureurs du club. Ce n'était pas trop notre préoccupation en plus. On connaissait notre fréquence au repos, moins de 50 pulsations en générale. Pour le reste, nous étions jeunes et peu essoufflés dans les côtes. Le cœur devait battre à 200 mais on ne le savait pas! Les tests d'effort et la ceinture cardio n'existaient pas pour nous. C'était difficile de s'arrêter au bord de la route et de compter les pulsations cardiaques avec la montre. En 2016, c'est instantané, lecture directe sur l'écran du gps.

La vitesse, la fréquence de pédalage, la longueur des courses sur le département de l'Yonne et les développements :

A 14 ans, j'avais installé un gros compteur de vitesse pour mesurer la vitesse de pointe. J'avais beaucoup de mal à atteindre les 50 km/h sur le plat. J'avais presque réussi un défi personnel des 80 km/heure dans une descente de Paron. J'avais fait 78 km/heure! Je n'avais pas de casque, des freins très moyens, et des voitures partout en bas de la descente ! C'était comme cela à cette époque. La sécurité, les limitations de vitesse n’existaient pas et nous étions en France, à 15 000 morts par an sur les routes, plus les cyclistes et les piétons. Vitesse en cadet : au moins 35 km/heure de moyenne en course, avec un temps de 1h20 pour une course de 50 km. Par contre, à l'entrainement, ce n'était pas la bagarre, on roulait souvent seul, très rarement en groupe, sauf en janvier pour la reprise. Les courses ne dépassaient pas 50 km. Vitesse en 3-4 : Cela roulait assez vite, voire vite :

Les 100 km, allure course, en 2h30 si le circuit était plat, soit 40 km/heure de moyenne et 2h50 le plus souvent sur un terrain vallonné, soit 35 km/heure. Nous avions souvent des circuits très courts de 2 km, les tourniquets, et des circuits longs de 10 km ou plus. Une course en 3-4 ne dépassait pas 100 km. La distance moyenne était de 90 km.

Vitesse en 2-3-4, sur 120 km, c'était 3 heures comme sur le prix Saint Alary à Sens, voire plus de 40 km/heure comme à Migennes en 1969, sur un tourniquet plat de 1.15 km à parcourir 90 fois. Jean Paul Chamozzi, de l'ACS BOISSEC, gagne au sprint devant Odin/Mayda/Broyon/Bourand/Loury/JC Bezine/Leboulanger à la moyenne record de 41 km/heure....

Concernant la fréquence de pédalage, c'était peut être 80, 90 ou 100 tours/mn, on regardait peu ce paramètre, mais nous "moulinions" très fort à l'entrainement. On ne roulait pas avec le 52 à l'entrainement. Il faut remarquer que la cassette s'arrêtait à 18 dents. Le grand plateau de 52 dents était réservé à la compétition.

En toute catégorie, la distance de la course était comprise entre 120 et 180 km. Nous avions un double plateau en 42/52 ou 44/52 ou 44/50 et 5 vitesses ou 6 vitesses sur la roue arrière en 13/14/15/16/17/18. On ne changeait pas la cassette. On passait toutes les côtes du département et de la région avec le 18, en puissance..... Le 13 dents n'était pas très utilisé sauf en 1 ère catégorie. Personnellement j'avais du mal à emmener les très grands braquets. Je n'avais pas de 13 dents. Nous avions un tour de taille de 38 cm, et des "grosses cuisses" par rapport au haut du corps, et des soucis pour porter certains pantalons.

Nombre de compétitions par an :

30 à 40 courses en moyenne pour les coureurs qui finissaient la saison. Certainement beaucoup plus pour les premières catégories et hors catégories.

Esprit d'équipe et coaching :

Rien ou presque, pas de consigne d'équipe. On roulait pour soi dans une équipe de 10 à 20 coureurs du même club. On évitait parfois de courir ensemble, pour être seul et de ne pas courir contre ses coéquipiers. Il n'y avait pas de leader déclaré officiellement, mais cela correspondait à un état d'esprit de cette époque. Une rivalité entre coureurs du même club existait sans trop perturber l'ambiance générale, sauf, quand les parents des coureurs s'énervaient un peu trop.

1968 était passé par là, les parents suivaient de près ou de loin les performances de leurs enfants prodiges. Pas de "coach" sportif dédié au club. Personne n'avait cette compétence dans le club BOISSEC.

Nous avions des bénévoles très sympathiques mais très rarement au fait de la diététique, des entraînements, de la stratégie de course. Ils étaient très motivés et très passionnés, mais ne connaissaient pas grand chose à la compétition cycliste moderne.

L’entraîneur des cadets était le très sympathique vétéran Pierre Durand, patron du mythique bar de l'écu à Sens et trésorier du club. Pierre Durand est décédé à Sens en 2011. J'avais prévu de le revoir mais il nous a quitté trop tôt.

Nous étions loin du cyclisme professionnel avec les porteurs d'eau. Le cyclisme amateur était un sport individuel. C'était souvent le cas dans tous les clubs ou presque du département, sauf dans l'Aube.

Dans l'Aube, il y avait un coach, c'était le grand Marcel_Bidot, qui commandait et c'était totalement différent. Quand l'UVA ou l'UVCA était au départ de la course, on visait la place de 2 ou 3 au mieux. Ils arrivaient à trente coureurs du même club avec le leader en tête. Parfois on avait les deux clubs UVA et UVCA dans la même course. Ces clubs étaient gérés comme des clubs professionnels. On voyait souvent le jeune surdoué Hubert Linard, au départ de la course et à l'arrivée.

Ce champion de France des minimes, des cadets, gagnera Paris-Troyes, Bordeaux-Paris, Paris-Mantes, le Tour de l'Aube, Auxerre-Nevers, Paris-Egreville, Paris-Camembert et participera à 6 tours de France.

Nombre de km d'entrainement par semaine :

Inférieur à 200 km sur 2 à 3 sorties dans la semaine, principalement le mardi et le jeudi, pour les 2-3-4. Il fallait rajouter les kilomètres effectués pour aller au collège ou au lycée soit 100 km au moins par semaine pour ceux qui ne déjeunaient pas à la cantine le midi. Ils étaient très peu nombreux dans ce cas.

En 1970, dans mon lycée, nous étions 4 à faire de la compétition cycliste le dimanche sur 2 000 lycéens, soit 0.2%. Denis cousin en faisait partie.

Ce chiffre est encore plus faible si l'on additionnait tous les collèges et lycées de la région de Sens. Le fractionné était pratiqué par certains coureurs, mais c'était le début de cette technique révolutionnaire, déjà en vigueur pour les coureurs à pied. Personnellement, en 2-3-4, j'avais un parcours de 8 km avec une bosse de 2.5 km à 4 %, à faire 10 fois.

Le pignon fixe était utilisé en hiver. L'entrainement derrière moto était réservé aux premières catégories. En général, nous nous entraînions seul à une vitesse de 25 km/heure.

Les sorties club :

C'était un peu la course. J'évitai ce genre d'entrainement qui n'apportait rien ou presque sauf à l'approche des courses de mars. Je m’entraînais seul du côté de Soucy et Saligny.

Livres spécialisés en cyclisme :

Oui mais très peu. Il existait celui du champion du monde universitaire Jean Bobet, le frère de Louison, "la course en tête", de 1966. C'était un superbe livre, très accessible. "CYCLISME SUR ROUTE", 1968, de Daniel Clément, entraîneur national de cyclisme de l'institut national des sports et de la FFC de 1943 à 1982, aux éditions Amphora, 136 avenue Parmentier, paris XI. Ce dernier livre était la référence pour les cyclistes souhaitant progresser. Concernant les magazines, il existait Miroir Sprint, mais on était très loin des magazines comme CYCLO coach ou CYCLO Sport.

Les spectateurs et les journaux :

Il n'était pas rare de voir plus de 1500 spectateurs à l'arrivée d'une petite course départementale " 3 et 4 " de 100 km. Je me souviens d'une très belle arrivée de course en 3 et 4, dans le village de Lavau, en 1969, avec 1500 spectateurs à l'arrivée (voir l'article de presse). Ce n'est malheureusement plus le cas aujourd'hui. Le cyclisme sur route amateur n'a pas évolué avec l'époque très médiatique d'aujourd'hui en 2016.

Dans le journal Yonne Républicaine du samedi, on trouvait 1/2 page avec les engagés et le pronostic du journaliste sportif qui se trompait rarement. Le lundi, entre mars et octobre, c'était une page pleine, avec photos, consacrée aux cyclistes, avec ses deux, trois, quatre, voire cinq courses sur le département !

Près de 300 coureurs pouvaient prendre le départ des premières courses de mars dans le Sénonais. Les grands clubs parisiens et aubois venaient très souvent. Les échos journalistiques de certains clubs importants paraissaient chaque semaine dans le journal, comme les "échos de l'A.C.S BOISSEC". Tout cela créait une ambiance assez électrique, pour les coureurs, dirigeants et supporters, pendant six à 9 mois par an.

En 2016, il reste le formidable tour de France professionnel en juillet, et le triathlon. Mais toutes les courses internationales sur le département, ont malheureusement disparu.

Nombre d'épreuves sur route organisées par les clubs Icaunais sur l'Yonne:

1970 : 161 courses dont 40 courses pour le seul club AC Sens Boissec ! Et 3 épreuves internationales.

En 1970, 80 courses en catégorie 2-3-4 ont été organisées sur le département de l'Yonne. A comparer avec le nombre de compétitions des trois fédérations réunis FFC , FSGT, et UFOLEP en 2016. L'UFOLEP 89 organisa 14 courses, toutes catégories, sur le 89 en 2016.

Les 12 clubs icaunais FFC

  1. A.C SENONAISE
  2. U.S VILLENEUVE /YONNE
  3. C.C JOIGNY
  4. VC MIGENNOIS
  5. STADE AUXERROIS
  6. VC AUXERROIS
  7. ES SAINT FLORENTIN
  8. AS TONNERROISE
  9. SAINT FARGEAU SPORT
  10. AC AVALLONNAIS
  11. ES CHEMILLY SEIGNELAY
  12. ES CHAMPIGNELLES

Les catégories :

La licence courait du 1er janvier au 31 décembre.

- Minime ( 13 et 14 ans)

- Cadet (15 et 16 ans)

- junior ( jusqu'à l'âge de 18 ans )

- Féminine ( couraient avec les cadets)

- Quatrième catégorie.

- Troisième catégorie

- Seconde catégorie

- Première catégorie

- HC ou hors catégorie ou indépendant ( le coureur était son propre patron !)


C'était très simple!

1-Les minimes couraient avec les minimes.

2-Les cadets couraient avec les cadets voire avec les féminines

3-les 4 couraient avec les 3 et les juniors (3-4 et juniors)

4-les 2 couraient avec les 3 et 4 et les juniors ( 2-3-4 juniors)

5-les premières couraient entre eux ou en toutes catégories ( 1+2+3+4) mais dans les faits les 3 et 4 ne couraient pas, vu le nombre de courses très importantes qui leurs étaient proposées en 3-4 voire 2-3-4.


Pour évoluer et changer de catégorie :

Il fallait un certains nombre de points attribués au 3 premiers de la course :

- 3 points pour le vainqueur

- 2 points pour le second

- 1 point pour le troisième.

Pour changer de catégorie (source Charles Guénard le 17-11-2017)

- De 4 vers 3 : 1 victoire

- De 3 vers 2 : 10 points

- De 2 vers 1 ère catégorie : 7 points

En fin d'année, les points n'étaient pas remis à zéro comme aujourd'hui en Ufolep par exemple..... ou ailleurs.


Une exception : les juniors

Le junior pouvaient gagner 30 courses en 3 ième catégorie s'il en avait les moyens physiques . Le junior avait entre 17 et 18 ans. Ce n'était pas une catégorie. Il passait en 2 dès ces 18 ans révolus et le nombre de points atteint. Un handicap pour ceux nés en juin ou avant comme moi ....Je pense qu'il aurait fallu au moins attendre la fin de saison pour changer de catégorie le jeune coureur dont l'anniversaire des 18 ans se situait dans le cours de la saison. Au pire, il fallait au moins lui demander son avis. 18 ans, c'était beaucoup trop jeune pour passer en deuxième catégorie et courir avec " les premières et HC" très expérimentés.

Les courses 2-3-4 étaient peu nombreuses sur le département. Nous n'avions pas tous le profil de "Maître Jacques" le normand, qui avait remporté à 19 ans , le Grand Prix des Nations, un CLM de 140 km. La différence entre les 3/4 catégories et les premières/deuxièmes catégories était énorme, par la distance, la vitesse moyenne et le niveau de ces coureurs, plus âgés et plus expérimentés. C'était souvent la montée ET l'arrêt rapide de la compétition pour beaucoup de ces très jeunes coureurs. Dommage !

Les vétérans ( + de 45 ans)

Le vélo FFC était fait pour les jeunes, nous n'avions pas ou peu de courses pour les vétérans ou "masters" comme on dit en 2016. L'ufolep cyclisme n'existait pas dans l'Yonne en 1970. Aujourd'hui, on peut courir à plus de 65 ans.

C'était impensable voire ridicule à cette époque. L'espérance de vie pour les hommes, dans les années 1960-1970, était de 67-68 ans! La retraite professionnelle était fixée à 65 ans. Elle passa à 60 ans en 1981.

Les professionnels

Les termes "Elite", "Pass’cyclisme", "Pass’cyclisme open", "Pass’sport nature", "Pass’loisir", "Pass’sport urbain", "master" n'existaient pas. Aujourd'hui, en 2016, la catégorie 4 a disparu et à fait place au pass-cyclisme, le cyclisme loisir !

Pour faire simple, en 2016, vous avez 1-2-3 catégories, les juniors et la catégorie loisir avec le pass-cyclisme (D1-D2-D3-D4). Avec une licence pass-cyclisme OPEN, vous pouvez courir avec les 1-2-3 juniors et les départementaux.

Mais en réalité c'est plus compliqué ...... qu'en 1970, mais c'est mieux pour les vétérans.

Notre carburant :

En 1970, c'était l'eau sucrée et le glucose vendu en pharmacie plus facile à avaler que le sucre en morceau. A notre niveau nous avions une course par semaine, le dimanche, jour férié....Pour la course de 100 km, j'avais des abricots secs et quelques morceaux de sucre ou glucose. On mangeait assez léger au moins 3 heures avant la compétition. On ne pensait pas au dopage en 3 et 4, ou 2-3-4. C'était un peu le pass-cyclisme d'aujourd'hui. On savait que cela existait pour les professionnels et les indépendants, mais on ne savait pas trop ce qu'ils prenaient. Internet n'existait pas. Il faudrait poser la question aux premières catégories qui couraient plusieurs fois par semaine, participaient à des courses par étapes exigeantes.

Le mental des coureurs :

Très très fort pour l'ensembles des coureurs. La pluie, la grêle, le soleil, la canicule, le nombre de kilomètres, le poids du vélo, les côtes avec le 42x18, les défaites, les fringales, la vitesse, les risques de chute, les commentaires désagréables des supporteurs, etc, rien n'arrêtait ces coureurs et ces très jeunes coureurs. Nous étions collégiens, lycéens, jeunes travailleurs, étudiants. Certains premières catégories ou indépendants plus âgés ne travaillaient pas. Ils vivaient du vélo. A quelques rares exceptions, le coureur cycliste ne courait pas plus de 10 à 15 saisons. Les vétérans de plus de quarante ans étaient très rares dans les pelotons. Ce n'est plus le cas en 2016, où la fédération UFOLEP a fait beaucoup de bien pour cette catégorie de coureurs qui souhaitent courir un peu, malgré un âge avancé et dans leur catégorie d'âge.

La FFC a bien réagi en créant le Pass'cyclisme FFC, la compétition loisir avec un faible kilométrage en course.

Réseau social et communication :

Bien sûr que non à cette époque. L'informatique grand public n'existait pas. Strava, le réseau social d'aujourd'hui est parfois présenté comme le “réseau social des cyclistes”. Un surnom qui résume à merveille les fonctionnalités de cet outil. Pour faire simple, Strava permet de collecter des données GPS et ainsi de suivre l’évolution de ses performances.

Quand un cycliste va s’entraîner, il démarre l’application sur son Garmin ou smartphone qui enregistrent notamment le parcours, la vitesse moyenne, la distance parcourue, les segments, le rythme cardiaque, le dénivelé, le score d’endurance, la dépense d'énergie, la cadence de pédage, la puissance. Avec Strava, le cycliste peut mettre en ligne ses performances. D’où l’étiquette de réseau social, puisque ces performances sont vues par l’ensemble des personnes qui “suivent” le compte Strava du coureur. Strava existe depuis 2009.

Sinon nous avions deux journaux locaux, l'Yonnne Républicaine et le sénonais libéré. Un article le samedi et un article le dimanche. Des photos et des commentaires très détaillés à chaque course avec souvent un journaliste spécialisé dans le cyclisme local.

Les classements ou TOP 10 de l'Yonne/Bourgogne :

Cela n'existait pas dans l'Yonne à cette époque en 2-3-4. Il y avait le classement du conseil général, devenu conseil départemental, pour les cadets. Il existait un classement France pour les premières catégories uniquement. En 2016, un classement national pour les 1-2-3 existe ICI

On peut affirmer, sans trop se tromper, que Rémi Jambou (VCA) était le numéro 1 en 1969 et 1970, dans la catégorie "3 et 4". Rémi Jambou, à ne pas confondre avec ses frères cyclistes Denis ou Jean-Pierre, fut champion de Bourgogne cadet en 1968 devant le dijonnais Jarrot. Le numero 1 icaunais cadet en 1967 et 1968, était Rémi Jambou. Il serait intéressant de connaître son nombre total de victoires en FFC. Le numero 1 icaunais cadet en 1970 et 1971 était Denis Cousin. Certainement le numéro 1 en Bourgogne.

Le niveau des icaunais en 2-3-4 était assez relevé. Rares, sont les coureurs étrangers au département qui ont gagné des courses en cadet ou "3-4" dans les années 1967-1970, ou bien, il fallait être champion de France et s'appeler Hubert Linard.

C'était différent en première catégorie ou le niveau était plus faible que dans l'Aube. Dans la pratique, nous avions des courses séparées de minimes, cadets, "3 et 4", "2-3-4", et les toutes catégories (1-2-3-4) assez rares sur le département de l’Yonne. Nous avions très peu de première catégorie dans les clubs icaunais, ils étaient tous ou presque dans les grands clubs parisiens. Le cycliste le plus connu à l'A.C.S BOISSEC en 1967-1970, et le plus titré était Serge Guillaume qui passa professionnel en 1968, à l'US Créteil, avec Claude GUYOT. Un peu après Raymond Riotte, l'autre professionnel très médiatique du département. Serge Guillaume était un coureur très élégant, champion de Bourgogne des hors catégories en 1968, sous le maillot du stade auxerrois.

En 1970, dans le club BOISSEC, nous avions deux premières catégories avec Jean-Claude Joubert ( je n'ai pas d'articles de presse le concernant à ce jour, il faudrait remonter à 1962-1965) et Charles Guénard qui passa dans cette catégorie en fin d'année 1970.


Les gains :

Le fameux bouquet de fleurs remis par une très charmante jeune fille et parfois une coupe offerte par un commerçant local. Et des petites primes distribuées pendant les sprints intermédiaires. Si le sprint n'était pas disputé, pas de prime. Pour ceux qui avaient un contrat, ils étaient rémunérés au nombre de kilomètre de la course gagnée. Il était préférable de gagner de longues courses. Ces primes amortissaient à peine le matériel, ou alors il fallait gagner tous les dimanches. Mais on ne courait pas pour l'argent. Il serait intéressant d'écrire un article sur les motivations réelles des coureurs FFC de cette époque.

C'était différend avec les premières catégories et les indépendants qui souhaitaient rester amateur. Ils couraient pour gagner des primes. C'était un métier.

C'était également l'époque du Tour de l'Yonne, la flèche d'or, épreuves cyclistes amateurs internationales, épreuves gagnées par des champions du monde !Des épreuves cyclistes internationales pour les professionnels, spectacle garanti, comme la ronde de Seignelay, la flèche auxerroise et la polymultipliée gagnée par Lucien Aimar en 1970. Voilà pour ce petit éclairage des années 1967-1970 du cyclisme FFC Icaunais et Sénonais.


Un très grand merci à tous les donateurs de photos et d'articles de presse :

  • Alain Garnier en 2013
  • Jean-Paul Chamozzi en 2013
  • Patrick Gouvine en 2013
  • Charles Guénard, la mémoire du cyclisme icaunais, en 2013, 2017 et 2018
  • Alain Boyer en 2017
  • José Ribaudeau, en 2017
  • Annick Cousin en 2018 avec tout le dossier articles et photos concernant Denis.
  • Les archives départementales.
  • La bibliothèque d'Auxerre pour son libre accès aux archives des journaux de l'Yonne Républicaine.


Très bonne lecture dans ce monde merveilleux des courses cyclistes d'une autre époque. N'hésitez-pas à m'envoyer vos plus belles photos de cycliste en jpeg, vos articles de presse en fichier jpeg, vos commentaires.


1967-2017 : 50 ans de vélo avec les BOISSEC !

1968-2018 : 50 ans de vélo avec les BOISSEC !

1969-2019 : 50 ans de vélo avec les BOISSEC !

1970-2020 : 50 ans de vélo avec les BOISSEC !


Gilbert Layer

PS: le club s'appelle VC Sens en 2017.